Comment choisir une police pour un document

La police joue un rôle important dans la création graphique. Elle a un rôle esthétique et un rôle de communication. Le côté esthétique ne doit pas faire perdre de vue le rôle premier de la création : communiquer et faire passer un message. L’esthétique et le choix de la police doit servir la communication et non lui nuire. Les polices, tout comme les couleurs, ont une symbolique intrinsèque et véhiculent des valeurs. Pensez-y en les choisissant, pour qu’elles concordent avec le message que vous voulez faire passer.

Savoir associer les polices : les règles d’or

Tout d’abord, rappelez-vous que la qualité vaut mieux que la quantité. Si vous ne voulez pas que vos documents ressemblent à un vide grenier où tout est mélangé et brouillon, n’utilisez jamais plus de 2 ou 3 polices différentes.
Mieux vaut faire un choix pertinent de quelques polices bien associées, que de tout mélanger parce que l’on n’a pas su choisir. Répartissez-les en leur affectant à chacune un rôle : choisissez une typo pour les titres et n’en changez pas.

Faire un choix pertinent d’association de police

Vous pouvez donc considérer que vous avez 2 choix possibles d’associations de polices, suivant le but de votre document. Si vous réalisez un document formel (invitation, faire-part, document officiel, etc.), vous devez miser sur la sobriété. Si vous réalisez un prospectus publicitaire il faut miser sur un impact visuel fort.

Association sobre et efficace ? optez pour la concordance des polices

On obtient une concordance en utilisant une seule police, qui a les mêmes qualités et véhicule les mêmes valeurs que les autres éléments du document. L’impression générale qui se dégage de ce dernier est donc l’uniformité et l’harmonie. Le résultat donne quelque chose d’assez formel dont il faut avoir conscience.
Analysez des faire part de mariage traditionnels, vous verrez comment les éléments de décoration s’harmonisent avec les polices utilisées, et comment les polices s’harmonisent entre elles.

Pour obtenir une association percutante, misez sur le contraste.

Différents contrastes peuvent être utilisé avec les fontes. Vous pouvez en modifier taille, graisse, structure, forme, direction et couleur. La règle d’or est de ne pas lésiner sur les différences ; le contraste doit être véritable et percutant pour être efficace. Le mieux est encore de combiner différents contrastes pour mettre en valeur les différences de façon très marquée. Il ne faut surtout pas se montrer timide (en restant dans le bon goût).
Le contraste a un impact visuel fort. Il permet la mise en valeur de certains éléments. C’est un bon moyen d’attirer l’oeil du lecteur potentiel sur votre document. L’utilisation des polices reste le moyen le plus simple et le plus efficace d’ajouter du contraste à une conception.

Le piège à éviter : le conflit de polices

Il faut absolument éviter de faire les choses à moitié. Que l’on opte pour la concordance ou le contraste, il faut respecter ce choix et l’exploiter à fond. Le piège est d’utiliser une combinaison de polices ni vraiment identiques ni vraiment différentes. On obtient alors un conflit visuel nuisible à la lisibilité du document et au message qu’il doit véhiculer. Il faut soit miser sur une véritable concordance et organiser un document formel, soit radicalement trancher et créer un véritable contraste.

Quelques conseils

  • De manière générale, il existe deux catégories principales de typographie. Celle pour les titres et celle pour les textes. La première sera plus marquée afin d’être plus percutantes (grasse, capitale, décorative) alors que la police pour le texte courant sera discrète pour favoriser la lecture. On évitera de choisir l’originalité au détriment de l’efficacité. Un message mal écrit ou peu lisible sera mal perçu et ne servira à rien.
  • Les deux plus grandes familles de police sont les caractères Serif qui sont pourvus d’empattements, et les caractères Sans Serif qui n’en comportent pas. L’usage de base serait de choisir des caractères sans empattements pour les titres, leurs dessins et leurs formes sont simples ou au contraire décoratives, dans le but d’attirer l’attention du lecteur. Pour les textes courants, on préférera des caractères avec empattements, leurs présences favorisent une lecture continue aisée, rapide et moins pénible. On parle alors de typographie invisible pour laisser la place au texte, le lecteur ne devant pas se focaliser sur le dessin du caractère mais plutôt sur le message de l’auteur.
  • Evitez les capitales, vous pourrez rendre un texte plus lisible en gras qu’en majuscule.
  • Utilisez les différentes graisse d’une même police, la graisse vous permet d’organiser efficacement les informations. L’information importante est visible au premier coup d’œil et le regard est attiré plus fortement. Faites varier du maigre avec du gras !

Internet regorge de sites pour trouver des fontes gratuites pour faire vos premiers essais. Si la typographie ne vous passionne pas, on se fera un plaisir de mettre vos documents en page !